Ma vie de thérapeute, entrepreneuse… et parfois fatiguée : retour sur une semaine pas si fluide
- Christine Andrieu
- 2 août 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 nov. 2025
Punaise.
J’ai failli intituler cet article “Chronique d’un chaos semi contrôlé”. Mais bon, restons pro, hein.
Je suis thérapeute, entrepreneuse, maman. Je suis aussi Christine, alias “celle qui veut tout faire bien, mais qui, parfois, n’a plus de batterie avant le mercredi midi”.

Et cette semaine… BAM. La fameuse. Celle où tout déborde alors que j’avais justement prévu d’être efficace, structurée, claire et zen (tu sens les intentions ?).
Ben non, ça ne s’est pas passé comme ça.
Le syndrome de “je suis censée savoir gérer”
Zut. À quel moment j’ai décidé que, parce que j’accompagne les autres, je devais être une déesse de l’équilibre émotionnel en toute circonstance ? Hein ? À quel moment j’ai signé ça ?
Y’a eu ce moment, mardi, où je suis restée figée… devant la porte du frigo grande ouverte. Juste là, à me répéter pour la énième fois :“Bon sang, qu’est-ce qu’on va manger ce soir ?”
J’avais devant moi du vide. Froid et vide. Et là, j’ai senti comme un renvoi de ce vide dans tout mon corps — une sensation de perte, de gouffre, je ne sais pas exactement, bref un truc pas du tout agréable.
Ce vide pour un trop-plein ? Une peur ? Ou bien ce vide pour me dire : vas-y, débranche, ça sert à rien de tourner à vide ?
C’est quoi le message ?
Et là, la petite voix (tu sais, la reloue, version juge intérieur premium) m’a soufflé: “Franchement ? Tu prétends écouter les émotions des autres… et t’es même pas foutue d’entendre la tienne qui te crie quelque chose ?”
“Prends tes pinceaux et exprime toi.” Elle a été plus un peu plus douce là.
Et en plus, c’est les vacances…
Il y a eu ça aussi, après l'épisode du frigo intersidéral. Une nouvelle alerte.
Je continue de bosser, je réponds à deux mails, j’écris cet article, et ma fille me regarde genre :“Maman, on fait quoi aujourd’hui?”
Et moi, je bug. Parce que j’ai rien prévu, parce que je ne sais pas!
Et que mon cerveau ressemble à un meuble à monter… sans schéma, sans tournevis, sans patience.
Alors je culpabilise. Je culpabilise de ne pas “profiter” comme il faut, de ne pas proposer de super activités, de ne pas être cette mère Pinterest ou Instagram.
Et pourtant… j’aimerais juste m’allonger 20 minutes. Fermer les yeux.
Ou bien prendre mes pinceaux, poser une couleur, une forme — juste pour que ce que je ressens ne reste pas coincé dedans.
Ma vie de thérapeute n’a rien d’un long fleuve tranquille
Je te le dis franchement : j’ai douté. Je me suis demandé si j’avais encore le droit d’être fatiguée, d’avoir un petit ras-le-bol, de ne pas répondre tout de suite à mes messages, de vouloir juste… respirer.
Mais tu sais quoi ? C’est exactement ça, aussi, ma vie de thérapeute.
C’est savoir quand on touche ses propres limites. C’est pas les nier. C’est pas faire semblant.
Parce que si je suis sincère avec toi quand tu viens me voir en séance, je me dois d’être sincère avec moi aussi. Même quand ça pique un peu!
Ce que j’en retiens (à chaud, parce que sinon je vais oublier)
L’écoute de soi, c’est pas du blabla. C’est vital.
Le monde ne s’effondre pas si je dis “non, pas cette semaine”.
J’ai le droit de poser mes casquettes pro, de prendre mes pinceaux… ou de juste rester allongée sans rien faire.
·
Et toi, dis-moi : c’est quoi ton moment de bug cette semaine ?
On est plusieurs à ramer dans le même bateau… autant le dire tout haut.
(Ça rime, ça me fait sourire. Et parfois, c’est déjà pas mal !)
👉 Découvrez la page Surcharge émotionnelle




Commentaires